Rouler sans polluer

Il n’est pas question ici de dénoncer ou de faire l’apologie l’utilisation de l’automobile.

Il existe beaucoup de manières de se déplacer sans polluer, ou en polluant moins. Le problème des véhicules dits alternatifs, est la manière de produire l’énergie qui les meut. L’électricité est la plus facile à utiliser, mais souvent la plus « sale » à produire : faible rendement des centrales, déchets non recyclables, gaz à effet de serre, pollution, radioactivité et j’en passe.

Si le résultat est de déplacer la pollution en produisant l’énergie ailleurs, pour la restituer au cœur des villes, c’est déjà un pas, mais vu le faible rendement de la production électrique, ce n’est pas satisfaisant. Par contre il existe plusieurs façons de produire de l’électricité « écologique », presque à la portée de tous, sauf que l’investissement de départ est assez lourd. Pourtant, il y a au moins une installation de ce type qui fonctionne, avec un retour sur investissement sur 8 ans, au bout desquels la production est rémunératrice. Cette installation, en ville à Grenoble (production démarrée le 15 mai 1998), comporte 10 m² de capteurs photovoltaïques et ne demande aucun entretien. Dans ces conditions, l’utilisation d’un véhicule électrique peut être considérée comme 100% non polluante, si on ne tient pas compte du recyclage des batteries.

Le système MDI

Par contre l’électricité n’est pas le seul moyen de mouvoir un véhicule, il a été expérimenté vers 1870 à Nantes un tramway qui fonctionnait à l’air comprimé (à 80 bars) qui donnait toute satisfaction. Partant de ce constat, Guy Nègre, ancien ingénieur motoriste en partenariat avec AGS, a développé un concept de moteur automobile à air comprimé et le véhicule qui va autour et dont la commercialisation est proche (édit. : j’ai écrit ça en 2000, toujours rien de sorti). Avec ce véhicule a été pensé tout un système de remplissage des réservoirs sans utiliser l’électricité comme source motrice, le concept est excellent et nul doute qu’on verra bientôt fleurir au bord de nous routes des stations de remplissage zéro émission. Jusqu’à maintenant, MDI n’a rien produit de concret côté voitures, on est toujours en attente… J’y crois de moins en moins.

L’huile végétale comme carburant (30% sans modification dans tous les moteurs diesel)

Notons qu’il est interdit en France de mettre dans son réservoir autre chose que ce qui est vendu (et lourdement taxé) officiellement pour cela.

Il est tout à fait possible de se passer partiellement ou complètement des carburants fossiles, que ce soit pour mouvoir un véhicule ou pour se chauffer et alimenter sa maison en électricité.

J’y pensais depuis pas mal de temps, puis la découverte du site http://www.oliomobile.org m’a aidé à franchir le pas, et j’en suis tout à fait satisfait (en 2004). J’ai testé (30% à 50% d’huile de colza à 79 centimes le litre dans mon moteur sans aucune modification.), je n’ai pas d’avis affirmé sur les conséquences sur le moteur, mais j’ai lu (en 2005) à plusieurs endroit que le Colza provenait de Monsanto et était produit en supprimant la forêt Amazonienne, donc j’ai arrêté. Je ne mets que de l’huile végétale usagée que je filtre. De plus, suite à toute la publicité faite dans les média, le prix de l’huile a grimpé et on n’en trouve plus à moins de 1.5€. Les distributeurs font fortune.

Il est préférable d’utiliser de l’huile bio (moins de pesticides et autres cochonneries) en première pression à froid, achetée directement chez l’agriculteur producteur, ce qui évite les intermédiaires, le transport inutile, le traitement industriel, et surtout les bouteilles en plastique…

Il n’est cependant pas question de tous rouler à l’huile, car on ne peut pas produire assez, mais on peut le faire à notre échelle pour réduire la facture énergétique (la nôtre puis celle de la France), et être plus autonome vis-à-vis des énergies fossiles.

En outre, il est tout à fait envisageable, possible, et même souhaitable d’utiliser de l’huile pour faire tourner un groupe électrogène 100% huile et produire chauffage (par la chaleur dégagée par le moteur ou pompe à chaleur si le moteur est trop loin de la maison) et électricité à toute la maison.

Le fin du fin, c’est quand même d’utiliser de l’huile de friture usagée correctement filtrée, et on arrive à une autonomie totale (et surtout on utilise un déchet qui finit bien souvent dans les égouts), pour un coût quasi nul (le prix des filtres) mais un peu de travail (collecte, filtration). Tout est sur oliomobile.

Il existe certainement plusieurs autres projets, dont certains déjà commercialisés qui permettent de se déplacer sans essence, (à suivre)

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